KUETE TALLA chanel

Ingénieur de travaux en gestion de risques et environnement
Department:

Université de Dschang

Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles (FASA)

Antenne d’Ebolowa

Filière des Métiers du Bois, de l’Eau et de l’Environnement

KUETE TALLA Chanel au cours de son stage au CARFAD qui s’est déroulé de mai à octobre 2014 en vue de l’obtention de son diplôme d’Ingénieur de travaux en Gestion de Risques et Environnement, elle s’est intéressée à la problématique de la contribution socio-économique des accords de partenariat volontaire (APV) pour l’application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux (FLEGT). L’étude visait à : (i) identifier les causes du non-respect de certains critères de la grille de légalité ; (ii) évaluer l’état de l’exploitation illégale du bois spécifiques des forêts cibles ; (iii) vérifier le niveau de mise en œuvre des microprojets prescrits dans les plans simples de gestion ; (iv) s’assurer que les droits des peuples autochtones et des populations tributaires de la forêt sont reconnus et protégés dans la mise en œuvre du processus FLEGT. Pour réaliser cette étude, la méthodologie s’est fondée sur la recherche documentaire, les observations directes de terrain, les enquêtes par questionnaire auprès d’un échantillon représentatif des ménages, des entretiens semi-directifs auprès des personnes ressources impliquées dans la gestion des ressources forestières communautaires dans le département de la Kadey, la région de l’Est Cameroun.

De ces travaux, il ressort que la lenteur administrative, l’arnaque de certains agents forestiers, le manque de moyens financiers (par la communauté) et la nouveauté du système sont les causes majeures du non-respect des critères de légalité. L’exploitation illégale quant à elle est de 99% dans deux (02) forêts communautaires sur trois (03) et ses principales causes sont la coupe illicite du bois, les fausses déclarations. En ce qui concerne la réalisation des microprojets prescrits dans le plan simple de gestion, un quart seulement a été effectivement concrétisé dans les forêts communautaires de Kagnol II et Nzeng tandis que celle d’Akom I n’a rien réalisé. Seul une forêt communautaire sur trois (03) gère de manière rationnelle et équitable les revenus de l’exploitation du bois. Des résultats obtenus il a été conclu que malgré toutes les difficultés et l’existence de l’illégalité dans certaines forêts communautaires, les populations attendent beaucoup du FLEGT et espèrent développer leur localité grâce à la commercialisation du bois légal. Bien que les APV/FLEGT soient un moyen de développement local et participatif des localités concernées, il faudrait fournir les coordonnées GPS de chaque tronc d’arbre coupé et bannir du système en place et de la société les maux corruption, trafic des documents, malhonnêteté etc. afin que ces populations tributaires des forêts communautaires bénéficient réellement.