DONGMO TSAFACK Stéphanie

Juriste-environnementaliste
Department:

Université de Dschang

Faculté des Sciences Agronomiques (FASA)

Centre Régional d’Enseignements Spécialisés en Agriculture, Forêt/Bois (CRESA) de Yaoundé

Master Professionnel en Etude d’Impacts Environnementaux (EIE)

DONGMO TSAFACK Stéphanie durant son stage au CARFAD en vue de l’obtention d’un Master en Etude d’Impact Environnemental a mené une étude sur les impacts socio-économiques et environnementaux de la gestion des compensations du projet pipeline Tchad-Cameroun dans la commune de Ngoumou. L’étude met en exergue la nécessité d’accompagner les populations dans la gestion des compensations qu’elles reçoivent dans le cadre des projets structurants. En effet, la réalisation de ces projets à l’instar du projet pipeline Tchad-Cameroun nécessite des terrains généralement prélevés sur les propriétés privées. A cet effet, les populations touchées se voient privées de leurs maisons, de leurs cultures, de leurs terres, voire de leurs moyens de subsistance.

Pour remédier à ces dommages, ces populations bénéficient des compensations. L’étude s’appuie sur une méthodologie qui fait appel à la MARP, aux matrices de Léopold, de Martin Fecteau et à l’analyse multicritère pondérée. Il s’avère que les populations touchées par le projet pipeline Tchad-Cameroun dans la localité de Ngoumou ont reçu les compensations, mais curieusement ces dernières n’en n’ont pas toujours fait bon usage. Si d’un côté, les unes ont utilisé les sommes perçues pour construire des maisons, payer la scolarité, créer de nouveaux champs, etc. d’autres par contre les ont utilisées pour mener une vie de débauche et pour boire. Les foyers se sont divisés à cause de ces compensations. Si la gestion des sommes perçues par les populations affectées par le projet reste mitigée, c’est bien parce que les compensations en nature ne sont pas prioritaires, l’accompagnement et le suivi dans la gestion n’ont pas été assurés. Les résultats de terrain révèlent par ailleurs que les bénéficiaires estiment qu’au-delà de la gestion mise en cause, les compensations sont injustes et insuffisantes puisqu’elles ne correspondent pas à ce qu’ils ont perdu. Il est par conséquent difficile pour ces derniers de retrouver un niveau de vie égal à celui d’avant le projet, encore moins une amélioration.