Encadrement des stagiaires

Le CARFAD accueille des étudiants venus des institutions diverses (Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles de Dschang, Université de Yaoundé I, CRESA FORÊT-BOIS, Ecole des Eaux et Forêts de Mbalmayo etc.) dans le cadre de leurs stages académique, mais aussi des jeunes dans le cadre des stages post-académiques ou de pré-emploi en vue de leur permettre une meilleure insertion dans le monde professionnel.

  • ZANGUE KENFACK Steve Wilson

    Chercheur / Juriste

    « Droit de l’homme », Expert junior en Développement Durable

    Université Catholique d’Afrique centrale

    Master droit de l’homme et action humanitaire ; Option Développement Durable

    ZANGUE KENFACK Steve Wilson au cours de son stage en vue de l’obtention de son diplôme de Master en droit de l’homme et action humanitaire, il s’est intéressé à la problématique des forêts communautaires en tant qu’enjeu de développement durable des communautés riveraines villageoises au Cameroun. C’est dans un contexte de gestion participative des forêts institué dans le secteur forestier du Cameroun. Ce système de gestion marque d’une réelle volonté politique de désormais intégrer les communautés villageoises riveraines dans la gestion des forêts et de faire de cette participation un enjeu pour leur développement durable.

    Dès lors, L’objectif de son travail était de déterminer les différentes contraintes inhérentes à l’effectivité de ce système de gestion. Il en a conclut que ce système est certes favorable à l’atteinte des objectifs de développement durable, mais tout aussi limité, limité à travers son insuffisance, son ambiguïté et sa faible aptitude à pouvoir sécuriser l’inclusion pleine et effective des communautés dans le système. La nature de l’Etat ainsi que la particularité socio-politico-économique des communautés ne sont pas en reste. Cette mise en œuvre est en effet tributaire du caractère fragile (déficience administrative) néo-patrimonial (corruption) et mou (faiblesse des institutions de contrôle) des Etats tel que le Cameroun et donc l’atmosphère institutionnelle est disposée de telle enceinte qu’il ne puisse pas garantir l’efficacité des politiques et stratégies qu’il aura lui-même établit. Il en est de même des communautés qui sont peu outillées intellectuellement, techniquement et financièrement, mais aussi et surtout caractérisées par une faible viabilité sociale.

  • TEDONGMO Ismael

    Ingénieur des travaux en environnement

    Université de Dschang

    Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles

    Antenne d’Ebolowa

    Filière des métiers du Bois, de l’Eau et de l’Environnement

    TEDONGMO Ismael durant son stage d’insertion professionnelle réalisé au CARFAD en 2013 a mené une étude sur la participation du public dans la réalisation des études d’impacts environnementaux et sociaux des projets de développement. Cette étude s’est portée sur le cas du projet de construction de l’autoroute Edéa – Kribi. La participation du public constitue un enjeu fondamental dans la gestion de l’environnement. Depuis la Conférence de Rio (Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement, 1992), les principes de précaution, de prévention, de pollueur-payeur ont été consacrés, avec celui de la participation du public, comme des principes fondamentaux de bonne gouvernance dans la transformation des habitats humains et la prise en charge des préoccupations environnementales.

    Toutefois, la démarche de mise en œuvre de ces principes notamment celui de la participation du public s’avère difficile dans les métiers d’aménagement du territoire et de l’environnement. Ceci se remarque par le manque de dispositif juridique et d’outils définissant les modalités de réalisation des consultations et des audiences publiques qui sont des étapes très importantes permettant à tous les acteurs concernés par un projet, de participer afin de donner leurs opinions qui seront prises en compte lors de la prise de décision finale sur le projet. Certains projets se réalisent encore de nos jours sans la participation du public concerné. Pourtant le promoteur de chaque projet devra s’assurer que la participation est la plus ouverte possible en associant aux débats toutes les parties prenantes du projet. L’intervention du public nécessite en particulier son information sur le projet et l’établissement d’un véritable espace de discussion tout au long des étapes du processus de décision.

  • DONGMO TSAFACK Stéphanie

    Juriste-environnementaliste

    Université de Dschang

    Faculté des Sciences Agronomiques (FASA)

    Centre Régional d’Enseignements Spécialisés en Agriculture, Forêt/Bois (CRESA) de Yaoundé

    Master Professionnel en Etude d’Impacts Environnementaux (EIE)

    DONGMO TSAFACK Stéphanie durant son stage au CARFAD en vue de l’obtention d’un Master en Etude d’Impact Environnemental a mené une étude sur les impacts socio-économiques et environnementaux de la gestion des compensations du projet pipeline Tchad-Cameroun dans la commune de Ngoumou. L’étude met en exergue la nécessité d’accompagner les populations dans la gestion des compensations qu’elles reçoivent dans le cadre des projets structurants. En effet, la réalisation de ces projets à l’instar du projet pipeline Tchad-Cameroun nécessite des terrains généralement prélevés sur les propriétés privées. A cet effet, les populations touchées se voient privées de leurs maisons, de leurs cultures, de leurs terres, voire de leurs moyens de subsistance.

    Pour remédier à ces dommages, ces populations bénéficient des compensations. L’étude s’appuie sur une méthodologie qui fait appel à la MARP, aux matrices de Léopold, de Martin Fecteau et à l’analyse multicritère pondérée. Il s’avère que les populations touchées par le projet pipeline Tchad-Cameroun dans la localité de Ngoumou ont reçu les compensations, mais curieusement ces dernières n’en n’ont pas toujours fait bon usage. Si d’un côté, les unes ont utilisé les sommes perçues pour construire des maisons, payer la scolarité, créer de nouveaux champs, etc. d’autres par contre les ont utilisées pour mener une vie de débauche et pour boire. Les foyers se sont divisés à cause de ces compensations. Si la gestion des sommes perçues par les populations affectées par le projet reste mitigée, c’est bien parce que les compensations en nature ne sont pas prioritaires, l’accompagnement et le suivi dans la gestion n’ont pas été assurés. Les résultats de terrain révèlent par ailleurs que les bénéficiaires estiment qu’au-delà de la gestion mise en cause, les compensations sont injustes et insuffisantes puisqu’elles ne correspondent pas à ce qu’ils ont perdu. Il est par conséquent difficile pour ces derniers de retrouver un niveau de vie égal à celui d’avant le projet, encore moins une amélioration.

  • TCHAKOUNTEU Mitrance Sorelle

    Master Professionnel en Etude d’Impacts Environnementaux (EIE)

    Université de Dschang

    Faculté des Sciences Agronomiques (FASA)

    Centre Régional d’Enseignements Spécialisés en Agriculture, Forêt/Bois (CRESA) de Yaoundé

    Master Professionnel en Etude d’Impacts Environnementaux (EIE)

    TCHAKOUNTEU Mitrance Sorelle durant son stage au CARFAD a mené une étude sur l’Impact Environnemental du barrage de réservoir de Bamendjing. Actuellement en phase d’exploitation, le barrage de réservoir de Bamendjing présente un milieu biophysique de plus en plus dégradé. Ainsi, l’objectif principal de l’étude était d’évaluer les impacts de l’environnement sur le barrage. La méthodologie a consisté en la collecte des données, aux observations faites sur le terrain, aux enquêtes et entretiens. Les analyses statistiques de l’impact des éléments du climat (pluie, température, évaporation) sur la retenue ont été effectuées ainsi que le traitement des images satellitaires en utilisant les logiciels de SIG.

    Les impacts de l’environnement ont été déterminés et appréciés respectivement au moyen d’une liste de contrôle, des matrices d’interrelation et de la grille d’appréciation de Fecteau. Ces impacts sont : la diminution du volume d’eau stockée dans la retenue, le blocage des vannes, la corrosion de certains matériaux, les risques de rupture de l’ouvrage, et les risques de sabotage de barrage. Les impacts négatifs y découlant sont liés à la croissance de la population et associés aux variations climatiques. L’étude conclut que les activités agricoles et la déforestation sont les facteurs majeurs influençant négativement la productivité de la retenue. Il s’en suit respectivement l’élevage, la gestion des déchets, la pêche et la chasse. De ce fait, pour améliorer la gestion et la productivité du barrage, l’étude propose une approche intégrée visant spécifiquement la gestion du couvert végétal, la participation des riverains du lac et la gestion du terroir. Des recommandations sont aussi formulées pour améliorer la gestion environnementale du barrage de réservoir de Bamendjing.

  • KUETE TALLA chanel

    Ingénieur de travaux en gestion de risques et environnement

    Université de Dschang

    Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles (FASA)

    Antenne d’Ebolowa

    Filière des Métiers du Bois, de l’Eau et de l’Environnement

    KUETE TALLA Chanel au cours de son stage au CARFAD qui s’est déroulé de mai à octobre 2014 en vue de l’obtention de son diplôme d’Ingénieur de travaux en Gestion de Risques et Environnement, elle s’est intéressée à la problématique de la contribution socio-économique des accords de partenariat volontaire (APV) pour l’application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux (FLEGT). L’étude visait à : (i) identifier les causes du non-respect de certains critères de la grille de légalité ; (ii) évaluer l’état de l’exploitation illégale du bois spécifiques des forêts cibles ; (iii) vérifier le niveau de mise en œuvre des microprojets prescrits dans les plans simples de gestion ; (iv) s’assurer que les droits des peuples autochtones et des populations tributaires de la forêt sont reconnus et protégés dans la mise en œuvre du processus FLEGT. Pour réaliser cette étude, la méthodologie s’est fondée sur la recherche documentaire, les observations directes de terrain, les enquêtes par questionnaire auprès d’un échantillon représentatif des ménages, des entretiens semi-directifs auprès des personnes ressources impliquées dans la gestion des ressources forestières communautaires dans le département de la Kadey, la région de l’Est Cameroun.

    De ces travaux, il ressort que la lenteur administrative, l’arnaque de certains agents forestiers, le manque de moyens financiers (par la communauté) et la nouveauté du système sont les causes majeures du non-respect des critères de légalité. L’exploitation illégale quant à elle est de 99% dans deux (02) forêts communautaires sur trois (03) et ses principales causes sont la coupe illicite du bois, les fausses déclarations. En ce qui concerne la réalisation des microprojets prescrits dans le plan simple de gestion, un quart seulement a été effectivement concrétisé dans les forêts communautaires de Kagnol II et Nzeng tandis que celle d’Akom I n’a rien réalisé. Seul une forêt communautaire sur trois (03) gère de manière rationnelle et équitable les revenus de l’exploitation du bois. Des résultats obtenus il a été conclu que malgré toutes les difficultés et l’existence de l’illégalité dans certaines forêts communautaires, les populations attendent beaucoup du FLEGT et espèrent développer leur localité grâce à la commercialisation du bois légal. Bien que les APV/FLEGT soient un moyen de développement local et participatif des localités concernées, il faudrait fournir les coordonnées GPS de chaque tronc d’arbre coupé et bannir du système en place et de la société les maux corruption, trafic des documents, malhonnêteté etc. afin que ces populations tributaires des forêts communautaires bénéficient réellement.

 

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